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A torts et à raisons

Confrontation attendue entre le chef d'orchestre Wilhelm Furtwängler, gloire nationale, et un officier américain chargé d'une enquête en vue de son procès en dézanification. En ne quittant pas son pays, le grand Furtwängler a-t-il cautionné le régime hitlérien ? L'Américain croit avoir trouvé un responsable aux camps d'extermination, il emploie ses méthodes, brutales, quand son “ accusé ” impose sa classe d'un autre monde. La politique et l'art doivent-ils être séparés ? Tout est clair, structuré, simple et fort dans la pièce de Ronald Harwood et la mise en scène de Marcel Bluwal. Michel Bouquet est Furtwängler dans l'attitude, le ton, le regard, les mains. Est-ce sa présence ? Claude Brasseur atteint une intensité de jeu exceptionnelle. Fabrice Eberhard s'impose en second violon. De l'excellent théâtre.  

Annie Chénieux