A L'AFFICHE : LA PIECE


 
LA BALLADE DE SIMONE


Note d’intention


Une femme emblématique face à son intimité, tel est le défi dramaturgique que propose Michelle Brûlé dans « La ballade de Simone ».

Le texte se pose comme une incitation à la pensée joyeuse ; et c’est la raison pour laquelle le théâtre peut s’en emparer sans céder à la tentation de « l’incarnation ».
Il invite deux actrices à rêver sur les différentes facettes de Simone de Beauvoir, l’intime, enfantine, joueuse n’étant pas la plus effacée.

Réceptacles et « passeurs » de cette parole révolutionnaire en son temps et toujours bouleversante aujourd’hui, les comédiennes déchirent voluptueusement les voiles qui masquent la psyché féminine.
L’autre côté du simulacre perçu à travers les transparences de la scénographie de Denis Malbos.

Ainsi sont définies les zones ludiques et obscures que Simone de Beauvoir traverse pour, toujours revenir au devant de la scène énoncer la nécessité d’un équilibre entre les sexes.

Les lumières conçues par Olivier Vallet révèlent les mystères et éclairent le discours…

Nous sommes dans un no man’s land où se bâtit un pont entre les deux Simone de Beauvoir, mais aussi entre deux générations, entre ceux qui ont lu et ceux qui n’ont pas lu.

Et pour en finir définitivement avec l’idée de la dualité contre laquelle elle s’est souvent insurgée, le spectacle met en scène deux comédiennes, parce que « l’une ne va pas sans l’autre et que, pourtant, l’une à souvent servi de paravent à ceux qui ne voulaient pas considérer l’autre ».

Nadine Darmon