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Photographe, réalisateur, scénariste et également journaliste,
il possède un parcours hors norme qui mérite une attention
toute particulière.
Né en 1942 à Villefranche-sur-saône (Rhône), il prend ses
premières photographies dans sa ferme natale, loin de
s’imaginer qu’il deviendra un jour un photographe et cinéaste
réputé mondialement. Durant son adolescence, il débarque
à Paris et devient l’assistant du célèbre photographe
Gilles Foucherand. Un peu plus tard, il commence le métier
de paparazzi pour l’agence Delmas qui l’envoie en première
mission au Sahara. Il suit alors l’expédition SOS-Sahara
où il tourne un reportage applaudi par la critique après sa
parution dans «Paris Match». En 1966, alors qu’il couvre les
guerres d’Algérie et du Vietnam, il fonde avec Gilles Caron
l’agence Gamma et part en reportage au Biafra, à Prague
ou encore au Tchad. Lorsque Caron disparaît au Vietnam,
Depardon change de registre ; des photos de journalisme,
il passe aux photos de charme pour «Playboy». En 1969, il
réalise son premier court métrage consacré à l’immolation
de l’étudiant Jan Palach. En 1971, il revient à ses premières
amours, la photographie, et développe en parallèle sa
carrière de cinéaste. Il reçoit cette année-là le prix Robert
Capa pour un livre sur le Chili. Il continue alors de revendiquer
son caractère humaniste en dénonçant les injustices et
la souffrance à travers différentes oeuvres (films, expositions,
ouvrages, et publicités). Il réalise aussi plusieurs fictions dont
«Numéro zéro» (Prix Georges Sadoul), «Reporter» (César du
meilleur documentaire), «Une femme en Afrique» (Sélection
officielle au Festival de Cannes), «Délits flagrants» ou encore
«Chambre correctionnelle».
Enfin, malgré la diversité de ces activités, il demeure fidèle
à ce qui l’intéresse vraiment : «montrer la douleur quotidienne».
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