Euphorique – Bruno Salomone

  • Euphorique – Bruno Salomone

    Euphorique – Bruno Salomone

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    Imaginez-vous rire de tout, tout le temps, en permanence, même en cas de coup dur. A priori cela ressemble à une vie idéale...à priori...   Vu à la fois comme  un  monstre, un messie, une star, un cobaye de laboratoire, un cadeau, une plaie, un punching-ball, un demeuré, un homme idéal...
    Voici l’histoire de Golri, l’enfant né en riant !!

    Avec Bruno SALOMONE  www.brunosalomone.fr

    Pièce de : Bruno SALOMONE
    Mise en scène : Gabor RASSOV

    Du 20 septembre au 31 décembre 2016

    Soirées
    Mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi : 21h
    Matinées
    Samedi : 16h

    Relâches exceptionnels le samedi 24/12 à 16h & 21h

    Tarifs

    1° catégorie : 36 €
    2° catégorie :  24 €


    DOSSIER DE PRESSE




    Assister au spectacle Euphorique, c’est embarquer à bord d’une histoire folle, celle de Golri, le premier enfant né en riant, racontée par 43 personnages. On passe d’un personnage à l’autre sans même se demander comment, à l’aide de transitions comme des coutures imperceptibles. Ce sont des gestes, des mouvements, des bruits, des mots bien choisis, qui nous font glisser d’une scène à l’autre, sans que nous ne ressentions la moindre rupture, ni de rythme, ni de propos. Impossible de savoir où nous emmène Bruno Salomone avant d’y être. Une telle fluidité sur une durée d’1h30 relève du tour de force.

    L’acteur habité, presque possédé, s’oublie et devient instrument, il s’amuse de tous ces drôles d’individus qu’il a imaginés et il est littéralement traversé par ses personnages.

    Qui sont ces 43 personnages ? Ce sont les hommes et les femmes qui croisent le chemin de Golri. Il y a l’obstétricien qui l’aide à venir au monde, sa mère, son père, un père adoptif, des journalistes, des prêcheurs, une prof de self défense, un hypnothérapeute, un neurologue… Tous font partie du monde d’aujourd’hui, tous sont surtout dotés d’un très haut degré de fantaisie, voire de folie.

    Ils sont singuliers et leurs caractéristiques suffisamment développées pour qu’on ne se pose pas de questions et qu’on y croit… d’une certaine façon.

    Dès qu’un personnage intervient, on le voit, il existe vraiment. Sur cette scène vide, où seule une chaise est posée, chaque personnage allume notre imaginaire et l’on arriverait presque à deviner des décors, des costumes ou encore des personnages secondaires. La magie opère.

    Tel qu’il est écrit, le spectacle permet de créer des interactions fortes entre les personnages, de provoquer des confrontations. Dans Euphorique, les personnages ne sont pas simples, ils sont souvent doubles, comme, par exemple, Monsieur Saturnin, la kaïra chez qui Golri nourrisson déboule, sans prévenir, à bord d’un colis postal. L’opposition entre la kaïra de banlieue - solitaire et taciturne - et Golri - l’enfant qui rayonne et rit en permanence - génère un contraste. Devenu père adoptif, Monsieur Saturnin se transforme, évolue, devient progressivement plus empathique et fait ainsi progresser la narration. Le rire de Golri fait vaciller les contours des personnalités.

    Dans Euphorique, les mondes s’entrechoquent pour se révéler les uns aux autres. Aucune de ces rencontres, pourtant improbables, ne surprend. On est loin, bien loin des clichés et tous les milieux se croisent. C’est aussi le cas entre Mickael d’Amour, l’ex-star de variété dépressive et Golri. Là encore, ce choc des mondes génère des interactions surprenantes et l’on finit par se demander si le plus pénible est de rire en permanence ou de voir tout en noir.

    Comment Bruno Salomone a-t-il bien pu s’y prendre pour inventer tous ces personnages savoureux ? Il semblerait en tout cas qu’il ait comme moteur le plaisir de les interpréter, de les incarner et de les laisser s’emparer de lui. Un plaisir qu’il partage généreusement avec ses spectateurs, un plaisir communicatif.

    Quels thèmes sont explorés ? Les thèmes de la vie, des thèmes durs parfois, comme l’abandon ou la drogue, mais aussi la paternité, les médias, le monde du divertissement, les thérapies à la mode…

    Mais rien n’est grave, comme sous l’effet d’une force centrifuge créée par la belle énergie du texte et du jeu de l’acteur, on reste à distance de la gravité. Pas question d’être sérieux ! L’acteur danse sur la dérision, joue avec les mots comme un enfant avec de la pâte à modeler, il s’offre même des parenthèses totalement absurdes comme ces quelques minutes à mimer des animaux, sans raison, juste pour le plaisir, le sien et le nôtre.

    Pourquoi la légèreté l’emporte-t-elle haut la main sur la gravité sous-jacente ? D’abord parce qu’on va voir ce spectacle pour rire ! Mais aussi parce que pour Bruno Salomone, il n’est pas question de faire la morale, ni de juger ses personnages. La tendresse de l’auteur à leur égard est souvent palpable. Comme nous tous, ils font ce qu’ils peuvent ces gens-là, dans la vie. Et lorsqu’ils sont surpris par le rire de Golri et sa façon à lui d’appréhender la vie, ils évoluent… ou pas.

    À qui s’adresse Euphorique ? A tous, absolument tous les publics, tous âges, tous styles, tous genres confondus. Un peu comme un film labellisé Pixar, Euphorique offre plusieurs niveaux de lecture, à chacun de trouver le sien et sa propre interprétation. C’est un spectacle fondamentalement rassembleur, dans une période où tout est fait pour diviser… Golri, en trimballant son rire d’un personnage à l’autre, pose des questions et propose quelques réponses. Qui sait, Golri nous suggère peut-être d’écouter plus qu’on ne le fait, les gens qui rient, dans un monde où l’on regarde, voyeurs, beaucoup ceux qui pleurent.


    Nathalie Cuman

    La distribution

    Bruno SALOMONE

    Bruno SALOMONE

    L'équipe

    Bruno SALOMONE

    Bruno SALOMONE

    Auteur

    Gabor RASSOV

    Gabor RASSOV

    Metteur en scène

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