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En guise de résumé
Un couple reçoit à dîner le meilleur ami d’adolescence de l’épouse, retrouvé
depuis peu, avec qui ils sympathisent tous deux… Par le glissement progressif de
la culture au sexe, du sexe au sentiment, du sentiment à la famille, LES GRECS
dynamite l’hypocrisie, les mensonges et les malentendus sur lesquels repose la
famille dite « nucléaire ».
A quarante ans, Henri et Léna forment un couple encore jeune. Ils vivent avec
leurs deux jeunes fils, dans une belle maison près de Paris.
Ce samedi soir, ils reçoivent à dîner leur ami Alain, plus exactement le
meilleur ami d’adolescence de Léna, retrouvé depuis peu, avec qui ils
sympathisent tous deux.
Les enfants sont couchés et le dîner se termine. La conversation s’est engagée
sur les héros de « L’Iliade » d’ Homère. Henri est plutôt du côté des Troyens,
d’Hector et d’Andromaque, et du peuple assiégé.
Alain, lui, serait plutôt du côté d’Achille et de Patrocle. Sous le couvert des
références littéraires, Alain se révèle partisan de la guerre. La guerre contre
Troie. La guerre contre l’ordre établi. La guerre contre la famille et contre le
couple.
Alain et Léna s’étaient connus en Grèce, lorsqu’ils avaient dix-huit ans. Ils
avaient été brièvement amants, à l’époque, avant que le goût d’Alain ne se fixe
sur les garçons. De retour en France, ils étaient devenus inséparables, si bien
que la mère d’Alain, qui espérait que son fils se marie, les avait surnommés «
les Grecs »…
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Jean-Marie BESSET
L'auteur |