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En guise d'avant propos
Il y a vingt ans, j’écrivais et mettais en scène La Maison des Jeanne et
de la Culture. Une aventure qui a beaucoup compté pour moi et qui reste
aujourd’hui chère à mon cœur. Trois belles rencontres, Eliane, Martine, Milly.
Nous nous sommes beaucoup amusés, le public aussi.
Et puis Martine, si jeune, est partie pour toujours, suivie quelques années plus
tard par Milly. Injustice de la vie. Chagrin, révolte. Fini les Jeanne ? C’est
méconnaître Eliane.
Depuis trois ans, Elle a formé une autre équipe et les Jeanne ont repris la
route avec leurs deux premiers spectacles qui les avaient fait connaître, trente
années auparavant. Le public une fois de plus est au rendez-vous. Très souvent
on leur demande, « A quand un nouveau spectacle ? On a changé de siècle.»
Nouveau déclic chez Eliane. Nouvelle rencontre. Dominique Cozette qui leur écrit
un spectacle sur mesure, “Les jeunes peut-être, mais pas les vieilles tout de
même “. Dominique, avec la complicité d’Eliane, a réussi à prolonger l’esprit
drôle et corrosif des Jeanne des années 80 et à le transposer aujourd’hui.
Nous sommes en 2006, les Jeanne approchent à petits pas de la soixantaine.
L’horreur ? Pas du tout. Qui a dit qu’on était vieille à soixante balais ? Tout
y passe dans ce spectacle, le triomphe du jeunisme, la mise au rencard précipité
des femmes la cinquantaine à peine abordée, le remodelage du corps et du visage
sous toutes ses coutures, la libido chahutée, les animaux de compagnie, la
solitude, la maladie d’Atlzeimer, le Web, le Viagra, les hommes, la sexualité.
Tout cela est abordé avec intelligence et drôlerie et c’est ce qui m’a séduit.
J’ai tout de suite accepté de mettre en scène ce spectacle et dès la première
lecture faite par les trois comédiennes, j’ai su que je ne me trompais pas. Ce
sera un spectacle très drôle, complètement déjanté et qui se déroulera dans un
rythme d’enfer.
Tilly.
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TILLY |