A L'AFFICHE : LA PIECE

RESUME

Les formules de politesse sont dangereuses : il nous arrive par exemple de dire à ceux que nous recevons de faire « comme chez eux ». Le Manège est justement l’histoire de « Nicolas » qui prend cette proposition au premier degré et qui s’invite dans le salon de la femme qu’il a aimée – s’invitant par là même dans son propre passé. Commence alors à tourner ce manège dont les chevaux de bois sont, tour à tour, les amants qu’ils ont été, ceux qu’ils ne sont plus et ceux, bien sûr, qu’ils auraient voulu être.

EN GUISE D'AVANT PROPOS...

La première fois que j’ai vu Nicolas Vaude, il jouait dans Le Menteur de Corneille. C’était au théâtre Hébertot, en mai 2002, dans une mise en scène de Nicolas Briançon. L’univers qu’ils avaient créé m’avait alors semblé être comme un écho à ce que je tentais d’approcher dans mes romans : un univers où l’ambiguïté permanente rendait dangereux et incertain tout ce qu’elle touchait. C’est en pensant à eux que j’ai commencé l’écriture du Manège. Je voulais que chaque phrase comporte suffisamment de contradictions, de distances et de violence contenue pour pouvoir aborder le sujet de cette pièce : l’impossibilité de comprendre sa propre histoire sans tomber dans un vaste labyrinthe, celui où les interprétations deviennent, les unes après les autres, de simples reconstitutions de la mémoire, et, les unes à côté des autres, les pièces à conviction du non-sens

Florian ZELLER

 

 


Florian ZELLER


 

Note de mise en scène

Il faut se méfier des apparences. Un jeune homme squatte le canapé de son ex. Difficile de partir lorsqu'on pense que tout n'a pas été dit.

Que se cachent encore derrière les faux-semblants, des secrets lourds à avouer. Difficile de partir aussi lorsqu'on a menti à sa nouvelle conquête en affirmant être diplomate à New York et qu'un bel appartement se prête mieux à cette fonction que la réalité d'une modeste chambre de bonne...Mais est-ce la vérité?...

Voici le nouvel amant, la nouvelle maîtresse...Le manège a commencé sa ronde...

Il faut se méfier des apparences. Sur ce canevas presque banal, Florian Zeller a écrit une pièce profonde et gaie, qui nous parle de la pérennité des couples, de la fragilité de nos amours, de nos manières d'aimer.

Il faut se méfier des apparences. Florian Zeller a vingt-cinq ans. Une coiffure impossible. Une allure qui enthousiasme certains et en indispose d'autres. Mais Florian Zeller a un style. Florian Zeller est déja un merveilleux auteur de théâtre dont, pour emprunter à Jean Anouilh, "l'innocence a su réinventer notre vieil art, au delà des trucs des vieux renards". Bienvenue!

Nicolas BRIANCON

 


Nicolas BRIANCON