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A dix-huit ans, comment ne pas
se reconnaître dans les émois amoureux et les désirs de Chérubin, plus tard dans
l’avidité sensuelle de Don Juan ?
Une relation intime s’installe. Le musicien
devient à la fois l’enchanteur et le directeur de conscience qui révèle la
poésie des choses, apprend la douleur et la tendresse. A son école, l’élève
devient meilleur.
Dans les moments d’allégresse ou de souffrance, à chaque page
de sa vie, un air, un chœur, un quatuor, une messe ou une sonate viennent le
conseiller, le consoler, lui donner l’intelligence et la foi.
Comment devenir soi-même, accepter la mort, reconnaître le bonheur au passage ?
Mozart est la clé qui ouvre toutes les portes, celles de la passion ou de
l’amour universel, de la liberté et de l’esprit d’enfance. Sa musique est
lumière, grâce et mystère.
"Lorsque je dis Mozart, je ne dis pas que ton nom, je désigne le ciel, les
nuages, le sourire d’un enfant, les yeux des chats, le visage des gens que
j’aime, toute la beauté du monde".
A travers ce texte d’admiration, de reconnaissance et d’amour, Eric-Emmanuel
Schmitt nous offre son texte le plus personnel et le plus intime.
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Eric-Emmanuel SCHMITT
L'auteur |