Novecento

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    Novecento

    Bandeau site recadré
    Affiche Novecento avec logo

    Novecento naît en 1920 sur un paquebot.  Abandonné sur un piano il est élevé par l’équipage et ne connaît pas d’autre univers  que la mer.
    Il joue au piano  tous les airs qu’il entend, il enthousiasme les foules, fascine, intrigue. Il est un phénomène pour tous ceux qui l’écoutent !
    Il devient le plus grand pianiste au monde, on l’incite à descendre mais jamais il ne mettra un pied sur la terre : un clavier trop grand pour lui…

    André Dussollier donne vie à ce conte avec virtuosité, espièglerie, chaleur et génie accompagné par un quatuor de jazz, il tangue, virevolte et embarque les spectateurs dans la fantastique histoire de Novecento !

    André Dussollier  a remporté le Molière du meilleur comédien pour  ce spectacle en 2015

    Avec André DUSSOLLIER, Elio DI TANNA (piano), Sylvain GONTARD (trompette), Olivier ANDRÈS (contrebasse), Michel BOCCHI (batterie)

    Pièce d' Alessandro BARICCO
    Mise en scène et adaptation française André DUSSOLLIER
    Co-adaptation française Gérald SIBLEYRAS
    Avec la collaboration de Stéphane de GROODT
    Direction musicale Christophe CRAVERO
    Scénographie et co-mise en scène Pierre-François LIMBOSCH
    Costumes Catherine BOUCHARD
    Lumières Laurent CASTAINGT
    Assistanat artistique Catherine d'AT


    Programmes détaillés (braille / caractères agrandis)  disponibles pour les personnes aveugles et malvoyantes à partir du 7 octobre.
    Ce spectacle ne nécessite pas d’audiodescription.
    Réalisation Accès Culture : www.accesculture.org

    Première le 6 octobre 2017

    Soirées
    Mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 20h30
    Matinée
    Dimanche à 15h30

    Tarifs

    Carré or: 58€
    1° catégorie : 52€
    2° catégorie : 38€
    3° catégorie : 18€
    - de 26 ans: 10€

    DOSSIER DE PRESSE

    EXTRAIT

    « Ladies and Gentlemen, Mesdames et Messieurs, Bienvenue !

    Bienvenue sur ce navire, cette cathédrale ottante, cet hôtel insubmersible, ce paquebot géant qui n’est pas que beau, ce navire en tous points conforme au Titanic qui ja..ja..ja..jamais n’arriva et qui titanisa bon nombre de passagers dans les eaux glacées de l’Antarctique, où certains coulent désormais des jours pas très heureux au fond des eaux seyantes. Rassurez- vous Mesdames et Messieurs, Meine Damen und Herren, et puis les autres aussi, y a pas de raison, sur ce bateau aucun risque de noyade car le capitaine a pris les mesures ad hoc, en disposant sous vos sièges, ou tabourets pour les moins chanceux, des gilets de secours qu’il vous su ra de gon er, le cas échouant, à la bouche pour les plus vaillants, à la pompe pour les plus funèbres. »

    Sur scène

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    ** ENTRETIEN AVEC ANDRÉ DUSSOLLIER **

    Vous portez ce projet depuis longtemps, c’est une histoire qui vous hante ?

    À l’époque de la parution du texte de Baricco, on avait déjà parlé avec Jean-Michel Ribes de l’intérêt de jouer ce texte.
    On est du côté de la parole et du conte. C’est une aventure très théâtrale puisqu’un dialogue s’établit directement avec le spectateur, lors d’un long périple ponctué d’étapes inattendues. Un voyage au cours duquel le personnage de Novecento n’a jamais cessé de me fasciner. La lecture du texte a toujours pour moi suscité la présence de musiciens sur scène. La musique est comme le prolongement de l’émotion au delà du récit. Un personnage à part entière.

    Qu’est-ce qui fait de ce texte une fable essentielle, capitale ?

    Novecento est l’histoire d’un enfant qui est né sur un bateau, qui a
été abandonné par ses parents. Novecento grandit sur ce bateau dans les années vingt et trente, il est au carrefour de plusieurs courants musicaux, il entend autant Bach et Debussy que le jazz, qui vient des États-Unis.
    Il s’inspire de tout, et il joue, avec une aisance et une liberté d’écriture, de rythme, d’improvisation. Novecento peut jouer Bach en jazz et il incarne le rêve d’une certaine liberté, d’une certaine fantaisie, il raconte qu’il est possible de vivre dans ce monde en échappant à la forme établie.
    Novecento, c’est l’enfant du siècle 1900.
    Au fil du temps les cloisons se sont intensifiées, les fossés énormes se sont creusés, entre les gens, entre les classes, entre les personnes... Novecento entend tout sans jamais descendre à terre, les musiques des troisièmes classes, les ritournelles espagnoles des migrants, celles très sophistiquées des premières classes, le jazz, le ragtime... Il s’approprie, il réinvente. On pense souvent qu’en formatant les sujets on élargit l’audience. C’est en étant soit même qu’on a des chances de surprendre et de toucher le plus grand nombre. Novecento incarne cette liberté du créateur qui s’est affranchi en autodidacte de tous les codes.
    Novecento est un homme qui ne mettra jamais un pied à terre, il restera toute sa vie sur le Virginian, c’est un homme libre.
    Il est tenté à un moment donné de descendre sur la terre ferme. Mais le monde lui apparaît trop angoissant. La terre est un piano trop grand pour lui. Son monde à lui, c’est quatre-vingt-huit notes. Novecento parle de la fidélité aux sensations intimes, c’est un individu qui ne veut pas être dispersé, pollué, parasité par le monde. Il veut garder une sorte de pureté de l’enfance. C’est bien ce qu’on attend d’un créateur, qu’il nous raconte le monde à sa façon. Et en toute liberté.

    Que souhaitez-vous faire de ce personnage sur le plateau ? Comment s’organise la musique sur scène ?

    Les mots peuvent tout dire. On peut raconter un duel musical uniquement par les mots. Le silence peut-être magnifique, et la musique aussi, à condition qu’elle ne soit jamais décorative ou illustrative. Elle doit prendre le relais de l’émotion que procurent les mots.

    Avec Pierre-François Limbosch, scénographe, avec Christophe Grelié pour les images et Laurent Castaingt pour les lumières, nous avons songé à inventer et à réaliser des projections, qui nous permettent de passer d’une scène à l’autre et la musique joue un rôle primordial, jusque dans les césures du texte où elle s’immisce. Chez Novecento la musique raconte le temps écoulé, le passage de l’enfance à l’âge adulte. Tout contribue à raconter l’aventure d’un créateur qui ne peut pas se confronter au monde, et dont la grande bataille consiste à comprendre que le but ultime de la vie est de rester ou de devenir soi-même.

    PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE NOTTE


    La distribution

    André DUSSOLLIER

    André DUSSOLLIER

    Michel BOCCHI

    Michel BOCCHI

    Batterie

    Elio di TANNA

    Elio di TANNA

    Piano

    Sylvain GONTARD

    Sylvain GONTARD

    Trompette

    Olivier ANDRÈS

    Olivier ANDRÈS

    Contrebasse

    L'équipe

    Alessandro BARICCO

    Alessandro BARICCO

    Auteur

    Christophe CRAVERO

    Christophe CRAVERO

    Direction musicale

    Catherine d

    Catherine d'AT

    Assistanat artistique

    André DUSSOLLIER

    André DUSSOLLIER

    Mise en scène et adaptation

    Pierre-François LIMBOSCH

    Pierre-François LIMBOSCH

    Scénographie et co-mise en scène

    Gérald SIBLEYRAS

    Gérald SIBLEYRAS

    Co-adaptation française

    Catherine BOUCHARD

    Catherine BOUCHARD

    Costumes

    Stéphane de GROODT

    Stéphane de GROODT

    Collaboration adaptation

    Laurent CASTAINGT

    Laurent CASTAINGT

    Lumière

    On en parle dans la presse