La culotte

Dernière le samedi 06 juillet 2024

Soirées

Mardi, mercredi, jeudi, vendredi & samedi à 20h

Matinées

Dimanche à 15h30

Relâches

le 21 juin

Durée

1h45

Tarifs

45 € / 40 € / 35 € / 20 €
10 € pour les moins de 26 ans (réservations au guichet ou par téléphone)

Attention

Les billets ne sont ni repris ni échangés et les représentations commencent à l’heure. Aucun retardataire ne peut être accepté dans la salle, pour ne pas perturber le bon déroulement du spectacle.

À propos

Les femmes ont pris le pouvoir : elles souhaitent émasculer tous les hommes soupçonnés de phallocratie. Entre les cochons et les furies, les déviants ne sont pas toujours là où on les attend…
Guerre des sexes terrifiante et cruellement drôle où la farce visionnaire côtoie le cauchemar. Les chansons y occupent une place essentielle.
Anouilh dénonce dans cette pièce la folie et la décadence d’un système qui réduit l’individu au néant en utilisant la carte de l’humour et le code du carnaval où tout peut être inversé : les rôles de genre, la hiérarchie sociale, le haut et le bas, l’endroit et l’envers.

Avec Émeline BAYART, Marc CHOUPPART, Thomas DA COSTA, Benjamin GUILLARD, Marc-Henri LAMANDE, Thomas LANDBO, Corinne MARTIN et Herrade von MEIER

De Jean ANOUILH
Mise en scène Émeline BAYART

Scénographie et costumes Anne-Sophie GRAC
Lumières Joël FABING, Melaine DANION
Arrangements musicaux Manuel PESKINE
Assistante à la mise en scène Luciana VELOCCI

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Aïe

Première le mercredi 04 septembre 2024

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Presse

Une présence inouïe, un humour dévastateur.

Les Echos

Émeline Bayart interprète magistralement Ada.

Le Figaro

Fait rire de bon cœur.

L’Humanité

Grinçant et jubilatoire.

Télérama

Irrésistible

Le Parisien

Le mot de la metteuse en scène

Dans une époque où les bourgeois ont encore le monopole sur le peuple, les femmes ont pris le pouvoir et souhaitent émasculer tous les hommes soupçonnés de phallocratie. Les autres sont forcés à la soumission. Un grand procès s’ouvre sur le cas de Léon de Saint Pé, académicien. En effet, il a fait un enfant à la bonne et pour décider de son sort, tous les membres de la famille ainsi que le personnel de maison viennent témoigner. Son épouse use de toutes les stratégies pour le faire condamner et son avocat, lui-même castré volontairement par ambition ne cesse de déprécier la virilité de son client dans sa brillante plaidoirie afin de le sauver. Maîtres et valets, femmes et enfants, nouvelles bonnes et anciennes femmes de chambres vont tour à tour dérouter la Présidente du Jury, sorte de dragon burlesque sur son piédestal… La Culotte d’Anouilh est une farce écrite en 1978. Il me semblait fort intéressant de mettre en scène aujourd’hui ce cauchemar fantasmagorique aux accents « felliniens » qui oscille entre plaisanterie cruelle et constat amer d’une société déchue en perte de repères, et de conscience morale.
Par leur prise de pouvoir en force, des femmes qui ont tant souffert de l’hégémonie masculine qui les a parfois ruinées, réservent aux hommes un anéantissement total et sans retour. À travers le ballet carnavalesque de cette pièce chorale portée par des personnages hauts en couleur et profondément théâtraux, il s’agit ici de dénoncer la folie d’un système qui réduit l’individu au néant et par conséquent d’éclairer les différentes stratégies d’instinct de survie développées par chacun des protagonistes selon leur sexe, leur catégorie socio professionnelle, leur intérêt personnel. Par le biais de l’humour et de saynètes chantées ajoutées dans l’esprit de l’auteur et afin de déployer l’onirisme tantôt lyrique, tantôt acerbe de l’œuvre, nous rendrons compte d’un monde qui vacille. Le spectacle s’inscrit dans une esthétique singulière et atemporelle, permettant d’éclairer Sublime et Grotesque, Monstres et Merveilles qu’Anouilh fait coexister avec force poétique tout au long de cette pièce visionnaire et « culottée ».

Émeline BAYART