On ne jouait pas à la pétanque dans le ghetto de Varsovie
Depuis le lundi 31 août 2026

Première le mercredi 04 novembre 2026
Mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 19h
Dimanche à 17h
1h20
34€ / 18€
10€ pour les moins de 26 ans (par téléphone ou au guichet)
Les billets ne sont ni repris ni échangés et les représentations commencent à l’heure. Aucun retardataire ne peut être accepté dans la salle, pour ne pas perturber le bon déroulement du spectacle.
Thomas Bernhard, un trouble-fête ? – C’est lui qui l’écrit. Bien calé au fond du fauteuil à oreilles, il espionne, scrute, dissèque les invités de ce « dîner artistique » dans la Gentzgasse à Vienne. Énorme caricature qui déclenche les rires.
Mais le grand inquisiteur se remet lui-même en question : « Je hais ces gens mais je suis quand même forcé de les aimer ». – C’est lui qui l’écrit. Il n’est pas à une contradiction près. Son irritation c’est sa thérapie. De ces gens il a besoin. Ils sont son punching-ball.
Avec Robert PLAGNOL
d’après Des arbres à abattre
de Thomas BERNHARD
Adaptation & mise en scène Jean-Louis THAMIN
Décor Jean HAAS
Lumières Jean-Pascal PRACHT
Son Hervé RIGAUD
Vidéo Valéry FAIDHERBE
Assistante à la mise en scène Amélie GONIN
Thomas BERNHARD est représenté par L’ARCHE – agence théâtrale – www.arche-editeur.com
Traduction française de Bernard KREISS © Éditions Gallimard
Depuis le lundi 31 août 2026

Depuis le vendredi 04 septembre 2026

Depuis le dimanche 20 septembre 2026

Depuis le vendredi 25 septembre 2026

REPRISE à partir du 5 janvier 2027

REPRISE à partir du 10 septembre 2027

NOUVELLES PROLONGATIONS

Dernière le dimanche 25 octobre 2026

Reprise depuis le 29 août 2026

Le fauteuil à oreilles est au centre de la scène.
L’écrivain (interprété par Robert Plagnol) est dans le fauteuil à oreilles.
Seul. C’est son poste d’observation. Seul, comme Edgar dans son phare (Danse de mort de Strindberg). Il scrute, il débusque, ceux qui entrent dans l’appartement des Auersberger, les invités. Lui-même s’est rendu, malgré lui, à ce « dîner artistique ».
Les invités on ne les voit pas, ce sont des ombres projetées dans le décor, on entend leur brouhaha. Ils prennent vie quand il les nomme, il tire à bout portant sur eux, la caricature est énorme, déclenche le rire. Mais derrière le rire il y a, cachée, autre chose…. Le grand inquisiteur se remet lui-même en cause. Son irritation c’est une thérapie en direct – elle s’applique d’abord à lui – il parle directement au public, son témoin. L’implacable portraitiste se révèle. Il s’échappe à grandes enjambées du « dîner artistique ». Sur le Ring désert, il se baigne dans la nuit ; il court, court et court tant qu’il peut pour se délivrer.
Ne lâche-t-il pas : « ces gens sont quand même les meilleurs pour moi (…) Je maudis ces gens mais je suis quand même forcé de les aimer. »
Il n’est pas à une contradiction près. Il a besoin d’eux, ils sont son punching-ball, ils lui sont nécessaires, indispensables. Il existe contre eux. Le défilé des invités est un échantillon du genre humain, de la faune artistique et intellectuelle, artificielle, corrompue…. La mise en scène se concentre autour du fauteuil à oreilles, une ronde infernale, ridicule si comique et émouvante quand le vieil acteur du Burgtheatre prononce et répète comme une litanie : des arbres à abattre. Dans la pièce : La Société de chasse dont j’ai réalisé la mise en scène en 1991 il est aussi question d’arbres à abattre. Des arbres malades du bostryche, malades comme l’humanité. C’est la purification par la nature.
*Créé au Théâtre National de Bordeaux puis repris au Théâtre de l’Atelier à Paris. Avec : Eléonore Hirt, Jacques Dacqmine et Fabrice Luchini dans rôle de l’écrivain.