Côte à côte

Première le vendredi 04 septembre 2026

Soirées

Mercredi et jeudi à 19h
Vendredi et samedi à 21h

Matinées

Dimanche à 15h

Tarifs

56€ / 46€ / 36€ / 21€
10€ pour les moins de 26 ans (par téléphone ou au guichet)

Attention

Les billets ne sont ni repris ni échangés et les représentations commencent à l’heure. Aucun retardataire ne peut être accepté dans la salle, pour ne pas perturber le bon déroulement du spectacle.

À propos

Jacques Boyer, critique de cinéma d’un certain âge, est un homme cultivé, solitaire, tendance misanthrope.
Il doit passer une semaine à l’hôpital afin de subir des examens.
Mais son séjour se complique lorsqu’il va devoir partager sa chambre avec Luidgi, un chauffeur livreur particulièrement bavard et doté d’une joie de vivre hors norme.
Une cohabitation hautement improbable, mais ils n’ont pas le choix.
Leur système digestif les y oblige.

 

Avec Daniel RUSSO, Laurent GAMELON et Fannie OUTEIRO

De Fred PROUST
Mise en scène
Philippe LELIÈVRE

Décors Casilda DESAZARS
Costumes Claire DJEMAH
Lumières Philippe SAZERAT
Son Frédéric FRESSON
Assistante à la mise en scène Hélène CHRYSOCHOOS 

 

Photographies: Fabienne RAPPENEAU

¡TANGO!

Dernière le dimanche 12 juillet 2026

¡TANGO!
Aucun évènement

Le mot de l’auteur

J’ai toujours été admiratif du choc des cultures chez l’espèce humaine.
Que se passe-t-il lorsqu’un taiseux rencontre un bavard ?
Lorsqu’une personne érudite rencontre le bon sens populaire ?
Et le joyeux un bougon ?
A priori, dans la vie, lorsque cette situation se présente, les opposés humains se toisent, balbutient, grognent, puis reprennent leur route.
Ils ne se parleront pas. Ils ne peuvent pas s’entendre.
Pour que la rencontre fonctionne, il fallait donc que je les y oblige.
Une chambre d’hôpital.
Un huis clos dont on ne peut s’extraire.
Mais là où l’enjeu doit être fort, au delà de cette rencontre improbable, c’est que la maladie grave touche le joyeux, le débonnaire, l’insouciant, celui qui aime la vie, Luidgi.
Jacques, le taiseux, le bougon, le misanthrope, lui, n’a rien, enfin presque rien.
Sa vie, il l’a passée à « critiquer » le travail des autres.
Froidement. Sans remords.
Il est seul, méfiant, hermétique à l’amour et soudain, à côté de lui, un imbécile heureux lui balance sa joie de vivre à la figure.
Les enjeux sont posés, et désormais, la parole sera libre.
La rencontre peut se faire.
Ils ont tout à y gagner, l’un et l’autre.
Car c’est une histoire de survie.
Pour l’un, comme pour l’autre.

Fred PROUST

Le mot du metteur en scène

Parfois les plus belles leçons de vie surgissent là où on ne les attend pas.
Côte à Côte est avant tout une rencontre improbable entre deux mondes qui, en apparence n’auraient jamais dû se croiser. C’est aussi l’histoire de deux hommes confrontés à la maladie, chacun à un stade diffèrent de son combat.
D’un côté, Jacques : un homme cultivé, solitaire, critique de cinéma, dont le rapport au monde passe par le savoir, l’analyse et la maitrise du langage. Il observe la vie à travers le prisme de la connaissance et de la réflexion. Son intelligence est une protection, parfois même une forteresse.
De l’autre Luidgi : chauffeur-livreur, bavard, spontané, incapable de filtrer ses pensées. Il ne possède ni les références culturelles ni les codes sociaux de Jacques, mais il est doté d’une qualité rare : une capacité instinctive à aller vers l’autre.
Là où Jacques comprend, Luidgi ressent.
Tout semble les opposer : leur langage, leur milieu social, leurs goûts, leur vision de l’existence. Pourtant au fil des scènes une vérité s’impose : aucune de ces intelligences n’est supérieure à l’autre.
Jacques apprend que la culture ne protège ni de la solitude, ni du regret.
Luidgi découvre que les arts peuvent ouvrir des horizons insoupçonnés.
Ainsi chacun va devenir le professeur de l’autre.
Jacques va transmettre son amour du cinéma, de la musique et des mots.
Luidgi, lui, réapprend la joie, la simplicité des relations humaines et l’importance de vivre pleinement, le moment présent.

Côte à Côte est finalement une célébration de la rencontre. Une invitation à dépasser les préjugés sociaux, intellectuels ou culturels pour reconnaître chez l’autre, ce qui nous manque.
La pièce nous rappelle que le savoir éclaire le monde, mais que l’empathie lui donne un sens.

Philippe LELIÈVRE