
¡TANGO!
Dernière le dimanche 12 juillet 2026


Première le mardi 22 septembre 2026
Mardi à 21h
Samedi à 16h30 & dimanche à 11h
1h20
49€ / 42€ / 36€ / 22€
1 adulte + 1 enfant: 50€ (en appelant la billetterie)
10€ pour les moins de 26 ans (par téléphone ou au guichet)
Les billets ne sont ni repris ni échangés et les représentations commencent à l’heure. Aucun retardataire ne peut être accepté dans la salle, pour ne pas perturber le bon déroulement du spectacle.
Après les succès du Pianiste aux 50 doigts, du Jour où j’ai rencontré Franz Liszt et d’Une leçon de piano avec Chopin, Pascal Amoyel s’attaque à un monstre sacré : Beethoven.
Le compositeur le plus joué au monde n’en est pas moins l’un des plus méconnus.
À l’occasion du 200ème anniversaire de sa disparition, Pascal Amoyel retrouve la scène du Théâtre Montparnasse pour lui rendre hommage.
Il mène une enquête palpitante et décode le chef-d’œuvre absolu du piano, les 32 Sonates, véritable journal d’une vie.
Servi par un pianiste de renommée internationale, récompensé par une Victoire de la Musique, ce spectacle révèle le visage secret de l’homme.
Ou comment, alors que la vie lui refusait la joie, Beethoven la créa lui-même dans sa musique pour en faire don à l’humanité !
Théâtre musical de et avec Pascal AMOYEL
Mise en scène Christian FROMONT
Lumières Philippe SÉON
Photographies : Philippe HANULA & Christian VISTICOT
Dernière le dimanche 12 juillet 2026

Première le lundi 31 août 2026

REPRISE à partir du 5 janvier 2027

REPRISE à partir du 10 septembre 2027

PROLONGATIONS

Première le jeudi 27 août 2026

REPRISE à partir du 29 août 2026

Première le vendredi 08 janvier 2027

FESTIVAL OFF D’AVIGNON 2026
au Théâtre des Gémeaux

FESTIVAL OFF D’AVIGNON 2026
au Théâtre du Balcon

FESTIVAL OFF D’AVIGNON 2026
au Théâtre du Chien qui fume
COMPLET

FESTIVAL OFF D’AVIGNON 2026
au Théâtre des Gémeaux

Le samedi 4 juillet 2026 (9h15 – 19h30) : Épisodes 1 à 7
Le dimanche 5 juillet 2026 (18h30 – 23h30) : Épisodes 8 à 10

PROGRAMME MUSICAL
. BACH : «Variations Goldberg BWV988, Aria
. MOZART : Fantaisie en ré mineur (extrait)
. HAENDEL : Menuet en la mineur HWV 549, andantino
. BEETHOVEN : Sonates (extraits), op. 2/1, op. 2/2, op. 2/3, op. 7, op. 10/1, op. 10/2, op.13
Pathétique (1er mouvement), op. 27/1, op. 27/2
Clair de lune, op. 31/2
La Tempête (3e mouvement), op. 57
Appassionata, op. 81a
Les Adieux, op. 101, op. 106
Hammerklavier, op. 109, op. 110, op. 111
Le jour qui a changé ma vie n’était pas un jour mais un soir.
C’était dans un parc, j’avais 20 ans. L’atmosphère était sereine, propice à la tranquillité. Soudain, j’entends résonner une musique qui me semble venir d’un autre monde. Cela faisait des années que j’étudiais le piano, pourtant je ne la connaissais pas. Elle était d’une douceur quasi irréelle, comme condensant toute la destinée humaine. Je rentre chez moi et fouille dans mes partitions. Je suis alors pris d’un vertige : c’était du Beethoven… Beethoven ? Impossible, je n’aimais pas Beethoven !
Pour moi, sa musique était un peu trop « sauvage », comme décousue avec des accès de fureur qui ne laissait pas assez de place pour le rêve, pour la paix.
Et pourtant, en ces quelques secondes m’était apparu un univers auquel je n’avais jamais eu accès auparavant…
Lorsque j’étais étudiant au Conservatoire, Beethoven était considéré comme un dieu fait homme.
Avant de poser un doigt sur une touche et d’oser jouer sa musique il nous était vivement recommandé une longue liste de précautions voire d’interdits. Je me souviens que, la peur au ventre, j’entrais dans les classes de maître avec le sentiment de ne pas être à ma place… Or qu’avais-je entendu dans ce parc ? Tout le contraire: une musique fragile, tendre, profondément humaine, qui ne s’adressait qu’à moi et à moi seul !
Me vint alors une question : la musique de Beethoven tordant le cou à toutes les conventions de son époque, ne devais-je pas moi-même commencer par faire fi des préjugés de la mienne ?
Un jour, je rassemble sur mon piano ses 32 Sonates, véritables sonates-confessions dans lesquelles Beethoven indique y avoir déposé toute sa vie. Ce ne fut alors pas seulement sa vie qui y surgit, mais l’universel… On pouvait à la fois y suivre tous les âges de l’Homme avec ses doutes, ses certitudes, ses espoirs, ses aspirations, mais aussi jusqu’à la description de la naissance du cosmos ! J’y découvris un être léger, triste, calme, colérique, si loin de l’image figée qu’on m’en avait fait.
Surtout, chose impensable, les peines que je ressentais à titre personnel se trouvaient dépassées, comme transcendées à chacune de mes écoutes par une sorte de transmission de la joie.
Une joie musicale qui semblait vouloir terrasser un destin tragique : un petit garçon battu tous les jours par un père ivrogne, un adolescent déçu en amour par des jeunes filles qui se moquent de sa laideur ; un jeune homme seul dans un appartement sale, habillé en peau de chèvre tel Robinson Crusoé, criant des musiques dans la rue et mis en prison pour vagabondage. Et puis aussi l’homme, sourd, voyant mal, continuellement malade… Et pourtant, sa musique, universellement célébrée, dévoile un homme méconnu qui voulait par son œuvre tracer une Voie pour l’Humanité.
Pascal AMOYEL