Le Plancher

Première le jeudi 27 août 2026

Soirées

Mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 19h

Matinées

Dimanche à 17h

Durée

1h15

Tarifs

30€ / 20€
10€ pour les moins de 26 ans (par téléphone ou au guichet)

Attention

Les billets ne sont ni repris ni échangés et les représentations commencent à l’heure. Aucun retardataire ne peut être accepté dans la salle, pour ne pas perturber le bon déroulement du spectacle.

À propos

Inspiré d’une histoire vraie aussi bouleversante qu’incroyable, Le Plancher retrace le destin de Jean Crampilh-Broucaret dit Jeannot, un paysan béarnais dont l’œuvre brute a été miraculeusement retrouvée dans une ferme des Pyrénées.

En 1971, après la mort de sa mère, il grave 208 mots sur un plancher de bois, un cri de douleur et de révolte.
Sur une réplique fidèle de ce plancher, Jeannot reprend vie dans un spectacle puissant et poétique. Une expérience sensorielle qui interroge la marginalité et l’oubli.

Parce que l’art survit à la douleur, il était indispensable de faire émerger de cette œuvre pourtant sombre un hymne à la vie et à la création !

 

Avec Nicolas DÉGREMONT accompagné de Zoé SAUBAT au violoncelle

Adaptation du roman de Perrine LE QUERREC (Editions la Contre Allée)
Par
Nicolas DÉGREMONT 
Mise en scène
Frédéric CHERBOEUF

Décors Lycée des Arts et Métiers Augustin BOISMARD
Costumes Corinne LEJEUNE
Lumières Marc LEROY
Assistante à la mise en scène Frédérique DÉGREMONT

 

Photographies : Serge PÉRICHON

¡TANGO!

Dernière le dimanche 12 juillet 2026

¡TANGO!

AVANT-PREMIÈRE : INKA ENIGMA

Le samedi 4 juillet 2026 (9h15 – 19h30) : Épisodes 1 à 7
Le dimanche 5 juillet 2026 (18h30 – 23h30) : Épisodes 8 à 10

AVANT-PREMIÈRE : INKA ENIGMA

Presse

Nicolas Dégremont subjugue

Le Canard enchaîné

Coup de cœur Festival off Avignon 2025

Télérama

Passionnante histoire. Un hymne lumineux à la création poétique

La Terrasse

Un spectacle monumental

L’Autre scène

Interprétation, musique et scénographie entrent en osmose afin de créer un chef d’oeuvre. Époustouflant de virtuosité.

BC le rideau rouge

Le Plancher : une histoire vraie

Le plancher de Jeannot porte le nom de son auteur, Jean Crampilh-Broucaret (1939-1972), dit « Jeannot », né à Moncaup (Pyrénées-Atlantiques), une commune rurale béarnaise, où ses parents agriculteurs s’étaient établis en 1929.

À la mort de sa mère, en 1971, refusant qu’elle soit enterrée au cimetière du village, Jeannot et sa sœur Paule obtiennent l’autorisation, qu’elle soit inhumée dans la maison. C’est sans doute au cours des semaines qui suivirent que Jeannot entreprit de graver le plancher de sa chambre à proximité de la tombe maternelle.

Après la mort de sa sœur Paule en 1993, le plancher est découvert fortuitement à l’occasion de la mise en vente de la ferme par sa sœur aînée Simone. Il fut démonté et acquis par Guy Roux en 1994, neuropsychiatre à Pau. Guy Roux a pris l’initiative de le faire connaître auprès de la communauté scientifique. Jusqu’à son achat en 2001 par le laboratoire pharmaceutique Bristol-Myers Squibb.

Le plancher de Jeannot a été exposé dans le cadre d’expositions consacrées aux « écrits bruts », notamment à la Collection de l’Art Brut à Lausanne et à Paris à la Bibliothèque Nationale de France.

En 2007, le laboratoire décide de le transférer à l’hôpital Sainte-Anne pour une présentation permanente, rue Cabanis.

Restauré, le plancher est de nouveau exposé au Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte-Anne depuis le 10 septembre 2024 et actuellement en dépôt exceptionnel au Musée d’Art contemporain du Val-de-Marne.

Le mot de Nicolas DÉGREMONT

Le Plancher de Perrine le Querrec fait partie des livres qui m’ont littéralement bouleversé, il appartient à cette catégorie de livres que l’on repose précieusement dans un endroit, certain qu’un jour on le relira. Il s’est installé en moi après plusieurs lectures le sentiment qu’il fallait absolument prendre la parole, restituer, donner une forme à ce récit poignant, faire acte, prendre position et dénoncer la violence du monde qui a en quelque sorte assassiné Jeannot.
Je veux à travers cette histoire vraie me faire porte-parole, m’emparer des mots de Perrine Le Querrec et les rendre à Jeannot. La malédiction de Jeannot, c’est son impossibilité à dire et son empêchement.
Dans son parcours de vie chaotique, semé de traumatismes et de refus, Jeannot, reclus et terré tentera tout au long de sa courte vie de se construire, d’exister, de devenir lui-même.

Monter Le Plancher aujourd’hui est un acte responsable qui vise à sensibiliser le plus grand nombre sur l’impact de l’isolement, de la mise à l’écart, de l’impossibilité à dire et sur le risque de sombrer dans ce que l’on appelait hier « la folie ».
Je me suis attaché à faire une adaptation pour le théâtre que j’ai proposée à l’autrice qui a été sensible et favorable à cette version adaptée pour la scène et pour un seul en scène.
Le choix du metteur en scène Frédéric Cherboeuf s’est imposé avec évidence. Son parcours, son engagement, notre amitié, nous ont amenés à construire ce projet hors normes et donner vie à ce récit de détresse.